nihi/Camaret 2
08/02/2006 15:50 par nihi
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Chapelle Notre-Dame de Rocamadour
Bâtie sur le sillon qui protège le port de Camaret, la chapelle actuelle a été bâtie en 1527.
La pierre de Logonna, les fenêtres ovales et les portes en Kersanton lui donnent un cachet particulier.
NB : nous ne sommes pas du tout préoccupés des monuments mais seulement de « Le Clerc Lidel Super U et Cie
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Chapelle Saint-Julien
Cette chapelle est située au village de Lannilien, à droite de la route qui conduit de Camaret à Crozon.
Un clocheton modeste surplombe une construction rectangulaire sans prétention qui laisse deviner la foi simple des habitants des villages voisins.
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Eglise Saint-Rémi
Selon la tradition, Saint Rioc aurait, dès le IVè siècle, fondé à Camaret un ermitage, peut-être à l'emplacement de l'église actuelle, autrefois entourée d'un étang. En 1778, une église se bâtit sur ce site. Reconstruite à partir de 1930, à l'initiative du Chanoine Bossenec, la nouvelle église est placée sous le patronage de Saint Rémi.
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Pour que le ciel bleu ne demeure pas morose,
Il faut, tout faire pour s’éloigner de Menez-home,
Que le vent vous amène à Lisbone ou à Rome ;
Soyez loin des fougères que la mer arrose.
Le genet fleurit et la bruyère est déjà rose.
La terre des vieux elfs, des nains et des démons,
Ami, sauve-toi, loin des capes des pointes et des monts,
Ne te fascine pas par les dolmens ou ces petites choses.
Va. Partout tu verras, par les landes de Camaret,
Monter vers le ciel morne, des nuages si près,
Le menhir du Pen Hir sous lequel la brume bave ;
Et l'Océan, qui roule en un lit d'algues pourri
L’Abeille Bourbon* au quai prête et aguerrie,
Guettera ta noyade prochaine pour le geste grave.
Le port de Camaret
Aux coups de foudre du ciel
L’enfer n’a pas changé de chemins,
Son courroux s’abat sur les rocs démentiels
Sous le regard du phare vert et carmin
Et les marins dans la taverne chantent.
Souvenirs d’un port breton
Camaret s’écroule sous les rouilles des épaves,
Etouffée par les déferlantes haussant le ton
Sous le regard des vieux pêcheurs braves,
Redoutant les fantômes qui les hantent.
Le matin, le soleil se couche,
Vaincu par les opaques nuages
L'horizon ferme sa porte et se bouche.
Craignant les colères des orages.
Et la mouette s’éteint de ses blessures béante
Diaphane déprimée dans une terre hostile de désespérance,
Saisons sans raisons et sans été,
Abandonnée de son bourdon parti en errance
Oubliant les serments de fidélité
Echoué entre Mont St Michel et port de Nantes.
La Ferme familiale (coté enfer)
Là, où sont nés la plupart de mes s½urs et mes frères
Tantôt un havre de paradis tantôt un coin d'enfer,
Là, nous nous sommes donnés corps et âmes à la gloire de mon père
Des vaches ocres mêlées aux moutons erraient, bruyants,
Qu'on feignait de garder, mes frères et moi tremblants,
De peur de perdre une bête chez le voisin sanguinolent
Des orangers, assoiffés, qu'on irriguait du matin au soir,
Des files interminables de fruitiers à traiter la nuit dans le noir,
Dans la ferme familiale, certaines journées étaient porteuses de désespoir.
Le droit d'aîné du grand frère s'exerçait sur la famille entière
Il régnait en main de fer sur la ferme familiale avec son air fier
Nous distribuant, sans relâche des corvées avec sa voix autoritaire.
Il y a des fois où je revois encor les anciens fantômes
Surgir des champs de géraniums aux arômes
Persécutant mes souvenirs enfouis dans le dôme.
Dans la ferme familère
Il ne reste que les pierres
abritant de coriaces vipères.
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Je me souviens encore de ces images
Qui trottent dans mes oreilles.
De ces parfums de fleurs sauvages,
Qui me chatouillent les orteils.
Des flash-backs reviennent en chantant
Faisant arrêt sur image de la ferme familiale
Un décor au rythme flottant
Dans lequel un enfant tissait sa toile gliale !
De toutes les leçons que j'ai apprises
Il y a une qui m'est restée
Toutes les autres me sont désapprises
Celle de l'enfant qui a tout testé
Goûtant aux fruits défendus
Garder un secret et ne pas jouer la balance,
Quand on surprend deux amants dans les buissons
Apprendre à faire la différence
Et ne pas céder aux donneurs de leçons
Se souvenir du service rendu
Dans la ferme de mes souvenirs
Je repasse la bobine de mes chansons,
Au rythme endiablé des Bérbères en sourire
Des bergères qui me donnaient des frissons
Quant elles dansaient la parade du serpent
Derrière la ferme de mes parents..
Dans la ferme familiale ( coté paradis )
Je me souviens encore de ces images
Qui trottent dans mes oreilles.
De ces parfums de fleurs sauvages,
Qui me chatouillent les orteils.
Des flash-backs reviennent en chantant
Faisant arrêt sur image de la ferme familiale
Un décor au rythme flottant
Dans lequel un enfant tissait sa toile gliale !
De toutes les leçons que j'ai apprises
Il y a une qui m'est restée
Toutes les autres me sont désapprises
Celle de l'enfant qui a tout testé
Goûtant aux fruits défendus
Garder un secret et ne pas jouer la balance,
Quand on surprend deux amants dans les buissons
Apprendre à faire la différence
Et ne pas céder aux donneurs de leçons
Se souvenir du service rendu
Dans la ferme de mes souvenirs
Je repasse la bobine de mes chansons,
Au rythme endiablé des Bérbères en sourire
Des bergères qui me donnaient des frissons
Quant elles dansaient la parade du serpent
Derrière la ferme de mes parents
Dans la ferme familière
Il y avait toute sorte de fruits et de légumes
En toute saison : des nèfles, des bananes
Des amandes, des abricots, des pacanes
Des coings, des grenades et des agrumes
Il y avait de quoi nourrir la ville tout entière
Coincée entre la mer et la montagne
Elle était le centre de l’univers
Dans lequel je me prenais pour un roi berbère
Et chaque jour je changeais de campagne
Je construisais tout un monde que je rimais
En berbère ou en arabe je m’exprimais
Je me revois encor parmi les fleurs
Avec mon poulain tacheté
Tel un mustang en liberté
Et j’étais Cochise à la poursuite des trappeurs.
Pour épater les filles,on jouait à Tarzan sur les lianes
A celui qui vole le plus loin pour passer
Combien de fois le rêve tombait en panne !
Et l’aventure se terminait pour le blessé
Au milieu de la rivière, livré aux rires de la foule
C’était ainsi que je me suis fracturé la boule.
Pour m’évader, bien souvent,
Je me replonge dans cette ferme
Pour sentir le chant des cigales au vent.
Qui me pénètre jusque dans le derme
Les aromes des clémentiners que la brise reprenne
Un tableau vivant qui me revient du passé
Juste le temps d’un instant et sans peine,
Je ferme les yeux et me voilà dans l’Eden, bercé.
Je rembobine ces images idéales
Venant de la ferme familiale .
Toi, le savant qui sais tout, connais-tu l'Amour ?
Géologue de l’Amour
Regarde bien la roche
Son minéral te fait la cour
Et t’invite à l’extraire de la poche
Prisonnier dans le filon
Parmi les amphiboles et autre zircon
Botaniste de l’Amour
Regarde bien la fleur
Son anthère trop court
S’agite et pleure
Prisonnière dans le pot
Parmi les cormophytes et autre thallo
Paléontologue de l’Amour
Regarde bien le fossile
Ses vestiges glamours
Te clignent les faux cils
Conditionné dans l’ambre
Parmi les trilobites nues et sans membres
Et quand tu as tout regardé
N’oublie pas de te reposer
Viens avec nous sans tarder
Viens nous raconter ton passé-composé
Ta science, nous intéresse
Viens lever un peu notre paresse
Toi qui connais tout
Toi qui voyages partout.