Dérision
10/02/2006 16:04 par nihi
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Dérision
10/02/2006 16:04 par nihi
délires entre ciel et terre
Le fleuve, l’embouchure... La mer, le ciel et la pleine lune,
La femme, l’homme et la lune complotent en évoquant Neptune.
Quelque part, un pêcheur esquive sa solitude avec les mailles du souvenir,
Il se confie à l’estuaire qui le caresse de larmes saumâtres prêt à l’envahir
Ce soir le fleuve déserteur revient au bercail
au près de son harème déchainé
qui du delta ou de la mer ouvrira son soupirail
pour que le fleuve trouve sa cave vinée
Brise le cœur du monogame qui s’enflamme
Amoureux de toutes les femmes
A travers le fleuve de ses poèmes
Qui l’embarque loin de celle qu’il aime
Entre ciel et mer
il contemple le jeu des sirènes
Où il se prend pour le roi au milieu des reines !
Le fleuve la mer la plaine
L’estuaire le pêcheur la femme la lune
La passion l’amour la haine
Il se laisse caresser par des chansons si lointaines…
Délires sans suite.. heureusement !
Déprime
10/02/2006 15:49 par nihi
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Déprime
10/02/2006 15:49 par nihi
Ici,rien ne va
le coeur mendie son tempo
l'âme s'endette à fleur de peau
le souffle n'est plus audible
Le son n'est plus crédible
ici, rien ne va
même le silence ne peut relaxer
la vie reste désaxée
le souffle de vie est glacée
Les notes sonnent creuses
Ici, rien ne va
Même le son est absent
Mélodies assourdie, noyées par la tempête
Les mots qui sonnent faux aux airs obsolètes
Les dieux sont devenus malhonnêtes
Ici rien ne va plus
Voilà que je ne capte plus ton appel
Ce lui qui venait me souffler la vie
Qui me ranime et me donne envie
Transcendant mon instinct de survie
Allo allo je ne te capte plus
Finis tes airs mélodieux
Qui faisaient vibrer les cieux
Malédiction des dieux
Ou blessures des mauvais adieux
Ici rien ne va.
Nihi 1992 Fractures
Souvenir souvenirs
10/02/2006 15:16 par nihi
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Souvenir souvenirs
10/02/2006 15:16 par nihi
Toi le torrent, toi la rivière , toi..
Toi le torrent, tu remues en moi des souvenirs ambigus.
Je t'ai vécu, n'est-ce pas ? Plus amical et plus affectueux.
Ton corps nourri par les averses avait un air majestueux,
Et tu couvrais les montagnes de baisers contigus.
Des ruisseaux,autour de toi, comme des larmes de rosée,
Poussaient leurs perles luisantes vers ton lit.
Ils sont évaporés, et rien ne reste de leur brillante embellie;
Et toi-même, aujourd'hui, sait-on ce que tu eux osé ?
Toi la rivière dans ta coulée exquise!
Sens-tu murmurer encore un torrent qui grise,
Des montagnes assoiffées aux flans desséchés ?
Moi, je suis un souvenir lâché au milieu de la vallée
Cherchant une voie dans le labyrinthe des interminables allées
J'aime à me souvenir de ces larmes que j'ai asséchées.
Je ne suis qu'un vieux fleuve perdu dans l'océan
En quête de ma mémoire balancée par les ressacs de l'oubli
J'aime me retrouver ici, sur cette planète de poètes bienséants
nihi/Souvenirs de l'Etang
10/02/2006 14:02 par nihi
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nihi/Souvenirs de l'Etang
10/02/2006 14:02 par nihi
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C'est bien ma joie, celle de l'étang..
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c'est bien ma joie nuit d'automne
Nuit automnale ( souvenirs de l'étang)
C'est bien ma joie, la tienne, et celle de l’étang! Nuit fraîche, au vent frais de l’automne sous les feuilles de sang, Feuilles d'or à terre sous tes pieds de fée me traçant des messages, Sur des lichens d'orée tu me rappelles notre premier passage, Au bord de l’étang pleure la rosée sur la fleur d’un autre âge.
C'est bien ma joie, la tienne et celle de l’étang ! Folie furieuse de nos mots défiant le temps, Arbres nus, dressés contre la saison les branches en étalage, Dans la forêt de l’étang, la nuit nous livre le message Bras dessus bras dessous nous frayons un passage.
C'est bien nos joies, la notre et celle de l’étang !! Nuit éclairée de comètes, nous montrant le chemin et nous invitant, La nuit automnale nous couve dans ses sillages Nos âmes s’abandonnent à la douceur de l’étang et son langage, Murmures proches de deux corps si lointains et si sages.
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nihi/Rosée du soir
10/02/2006 00:37 par nihi
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nihi/Rosée du soir
10/02/2006 00:37 par nihi
Rosées du soir
Des rosées sur la mer, des rosées sur ton visage,
Et toi qui pars au loin, les larmes luisantes sur tes joues !
Je sens la saveur de tes perles par delà les rivages
Tes murmures barbotant dans l’eau, me caressant les bajoues.
Des cris dans la nuit, des souffles dans le soir.
Un souvenirs évocateur tient tes yeux ouverts.
Un message inattendu, gravé sur le portable,
T’invite à échanger avec la mer,
Et te voici ressuscitée, telle une reine dans la fable.
Des perles dans le ciel, les nuages te couvrent du noir.
Le réveil du matin par le soleil rouge
Les pleurs asséchés, le sourire revient
La libellule s’envole, le bourdon bouge
La communion de l’inutile, du tout et de rien.
Des murmures de joie, des appels d’espoir
iL A NEIGE DANS MON ENFANCE
09/02/2006 23:37 par nihi
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iL A NEIGE DANS MON ENFANCE
09/02/2006 23:37 par nihi
Il a neigé dans mon enfance
C'est agréable de se bercer
Par la chute feutrée de flocons ;
L'étoile filante tente de percer
Un ciel blanc blasé de cocons.
Et l'enfant regarde au loin le névé
Se dessiner par le soleil levant;
En quete d'une nouvelle arrivée
Les quatre points cardinaux tout en blanc
L'oeil innocent de l'enfant sur la neige claire,
Cherche le reflet de l'étoile polaire
Qui lui revoie le visage sublime,
D'une fée qui fut sa maman ultime.
nihi/Du Haut De La Forclaz
09/02/2006 15:03 par nihi
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nihi/Du Haut De La Forclaz
09/02/2006 15:03 par nihi
Du haut de la Forclaz
Du haut du col de la Forclaz
J'ai lu le chagrin de ton âme
Se consumant de mille flammes
En italique surligné en gras
Dans le lac bleu
Du haut de mon parapente
J'ai vu les larmes de tes yeux
Inondant le lac en bas de la pente
En rais aveuglant les cieux
Dans le lac d’Annecy
Du haut du ciel des alpes
J’ai senti le souffle de ton corps
Faisant vibrer les harpes
En requiem des morts.
Dans le lac azur
Du haut de mon parapente
J’ai reconnu ton bateau
Qui sillonne le lac et le hante !
Brandissant au vent ton pseudo
Dans le lac transparent.
Dans le terrain d’atterrissage
Je ne devine rien je t’imagine
Quittant le yacht, vite à la plage
Oubliant le passé et ses abîmes
Sur le sable tu improvises quelques rimes
Sur la plage d’Annecy
Nihilisteo
FAIT SUR YOYA Afrique inde amerique ....
08/02/2006 23:44 par nihi
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FAIT SUR YOYA Afrique inde amerique ....
08/02/2006 23:44 par nihi
ôAfrique ô asie ô amerique.

Nelson Mandela
Homme politique sud-africain
[Politique]Né à Transkei le 18 juillet 1918
Né d'un continent qui se meurtDe ses maladies de ses guerres De ses famines et de ses misèresUn continent où règnent les dictateursCouverts pas les anciens colonisateurs Cette flûte n'a que son souffle authentique.Ecoute son chant, écoute son criIl n’a rien de mélodieux mais plutôt aigris ( ;-) )Contre ce monde unltra sans cœur C'est un chant et un cri Déchirant le silence des désertsImplorant le fond du ciel couvertPour une goutte de pluieAu Sahel oubliéC’est un cri c’est un chant en fuiteContre les ogres de ce monde des G8.****************** Ce sitar n’est pas Indien Mais d'un continent qui pleure Ses humbles qui ont perdu leur cœurSes oubliés ses castes sans liensIl crie, il chante de tout son âme Faisant vibrer ses cordes en larmesC’est un cri c’est un chantQui espère encor au printemps C'est un appel et un signe Aux anciens colonisateurs indignesPour corriger leur ligne A ceux qui ont tracé des frontièresPour pérenniser les haines meurtrièresEntre Sikhs, musulmans, hindous et autres religionsDepuis la haine a tué Ghandi et les fanatiques font légionC’est un chant et un criAux yeux du monde ultra et ses hégémoniesDérangeant toutes les harmonies Jouant de la mondialisation sans ironie Globalisation froide, triste à mourir Sans échos pour les peuples mourants, sans vie à périr ********************** ******************************Cette guitare n’est pas brésilienne Mais d'un continent latino-amérindienUn continent qu’on voudrait sans nom Telle une mémoire effacée par le temps Depuis les conquistadoresAvec leurs conquêtes d’or A imposer la croix comme prièreAux adorateurs du soleil et du désertEthnocide génocidesDéfoliants et autres herbicidesCrime contre l’éternitéTelle est leur humanitéClub des G8 , FMI OMC et autre obsccènité.I

Martin Luther King lors d'un sermon à Montgommery en 1955.Nihi desepséré 2002
nihi/Mont Blanc MONT ARROGANT
08/02/2006 23:38 par nihi
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nihi/Mont Blanc MONT ARROGANT
08/02/2006 23:38 par nihi
Mont Blanc Mont Arrogant

Ton sommet se découpe en écumes,
Tes crêtes s'érigent en mur de brume
Ta majestueuse côte n'a d'égale que dans ton arrogance
Elle ose barrer les ondes de ma muse en souffrance
Sommet insolent je fendrai ton granite
Je creuserai tes entrailles pour y inscrire notre Site
J'y attendrai jusqu'à l'arrivée de La Demoiselles
Pour y écrire la suite de l'histoire éternelle
Nous la sculpterons sur les chemins des vallées
Où l'Amour se nourrira des fleurs des paisibles allées
Massif du cristal tu te crois invincible
Du haut de tes aiguilles tu te crois irascible
Mais Mont blanc ,tu n'es qu'un mont arrogant
J’éroderai tes sommets et je creuserai tes flancs
Je viendrai à bout de toi et je te mettrai aux pas
Sommet ingrat tu te nourris de leurres et de faux appâts
Tu sais bien sans l'Amour des hommes tu n'y est pas
FAIT SU YOYA LA CASCADE DE MON ENFANCE
08/02/2006 22:33 par nihi
Cascade de mon enfance
Par ta cascade tu nous fais remonter bien des souvenirs
A l'époque de l'insouciante enfance que tu as fais revenir
Au fin fond des montagnes berbères l'image de cette jolie blonde
Qui se baignait sous la lumière arc-en-ciel de l'eau sous les ondes
Nous étions tous là cachés derrière les caroubiers
A se disputer la vue plongeante sur ses gorges ou en biais
A suivre chaque caresse des mains sur sa peau très claire
Mon dieu qu'elle était belle, notre chère jolie bergère
Je vous passe les détails de ses plongeons dévoilant ses fesses
Qui embrasaient les petits voyeurs par ses caresses
Elle prenait un malin plaisir à nous provoquer
Sous la cascade la belle Kahina était à croquer
Et quand le patriarche aux cheveux blanc surgit; en courses, camarades !
Dans les buissons on se cachait pour continuer à admirer la baignade!
Le spectacle gâché par le père enragé, entre invocation et jérémiades
La Kahina s'habillait encor mouillée; mettant en relief deux sublimes arcades
Deux seins défiant les rochers de la jolie cascade.
Pétrifiés pour ne pas éveiller , au père, des soupçons
On se confondait aux rosiers et aux buissons
C'était notre apprentissage du maquis, c'était nos premières leçons.
Il nous restait à se ruer sur la cascade
Pour s'imprégner de tout ce qu'elle a laissé,
Chacun ses images pour revivre la baignade
On se laissait piéger dans la toile qu'elle a tissée.
Me voilà , grâce à Marcek, projeté dans mes souvenirs
Je ne sais comment j'ai fait pour retrouver ces délires
Dont il ne reste aucune trace en berbère sinon des images
De cette rivière tarie par l'avancée du désert et son séchage.
Mais dans mon cœur
la cascade y est encor
et je reste rêveur
de ce sublime décor.
Avec moi fermez vos paupières
Et vous voilà sous la cascade extraordinaire
Et comme vous êtes des amours
La berbère dans ses bras vous entoure
Et vous souhaite une agréable journée
Une nouvelle amitié entre elle et vous est née