D'Un Air Du Déjà Vu
06/06/2008 02:17 par nihi
(cliquez ici ==> ) G2R2MIADE SANS FIN
Dame isolée au lit elle se précipite,
Dans le noir dans le gris du soir,
Dame seule du groupe elle s’acquitte
Sombre dans sa robe du soir cherchant le noir.
Demoiselle fatiguée vers le groupe elle se lie,
Ne dormez-vous donc jamais Messieurs!
Le moins grabataire des deux, prépare son lit:
Le plus vieux scrute les cheveux de la demoiselle et ses yeux..
La prière du frère finie, il souhaite à tous de beaux rêves,
La nuit, ne pensez qu'à la paix et à l’amour
Demain ce sera dur ; ce sera marche ou crève
Le plus vieux fait une fixation sur la rousse et la mate toujours !
Sur le Mont de Beni -Snassen le grand clair de lune !
Dessine des silhouettes de corps de femmes nues.
Le vieux n’y voit que des formes fourbes de sable et de dunes
A côté Dame endormie ronfle d’un rythme soutenu.
Une bande d’oiseaux, en vol battu, dans le ciel passe,
C’est le prétexte que l’insomniaque saisit au vol.
Un nuage noir arrive perturbe la scène et la casse
Ronfleuse redouble d’intensité et plonge le vieux dans l’alcool.
Demoiselle fatiguée sourit et va rejoindre Morphée,
Les deux hommes se raisonnent à faire autant.
Que peuvent-ils faire sans leur petite fée
A peine mis au lit que l’appel à la prière les réveille pourtant.
Yahya 06/06/08
MESKI LA SOURCE BLEUE.
Photo prise par Youssef
Je dédie ce poème à Chakib qui as su mener d'une main de Maître l'expédition, à Gilles à Jàeannine, , à Marion et à Youssef qui ont supporté mon caractère envahissant Merci aux raideurs et auxvisiteurs de ce blog Nihi Là, sous la palmeraie à moitié sauvage Yahya juin 2008-06-05 Une traduction d'un poème berbère : ![]()
Une douce rivière surgit où barbotent quelques poissons
Un étang prolonge le ruisseau où quelques gars se donnent à la nage,
La grappe mâle posée sur le régime femelle du palmier fusionnent à l’unisson.
Et le sourire cru du muletier vers les touristes se diffuse
Les mettant en garde pour ne pas perturber son décor ;
Non loin passent des femmes drapées en noir et fermées à tout changement auquel elles se refusent.
La femme dans les champs et le mari à l’ombre s’endort."Poème
Oh! belle Mariée chante l'amour
Célèbre la fête des amants
Chante encore, chante toujours
Pour ancêtres et nos enfants
La haute montagne, renvoie ta plainte
le beau mari s'éprend de toi
Les douces collines, s'unissent et chantent
les pierres, jalouses reprennent ta voix.
Pleurez la joie, pleurez l'amour
Vaillant ruisseaux d'IMILCHIL
gardez pour nous, et pour toujours
les deux beaux lacs, hors de péril."
![]()
L’imprévisible aventure
La randonnée voulue tranquille en milieu de la douce nature,
Va se transformer lentement mais sûrement en mésaventure;
Le rendez-vous raté de Tinghire va troubler les charmantes créatures
Qui du téléphone alertant partout; de l’ongle rongé ou des gendarmes avisés fera le plus Fort.
L'imprévisible pour les uns est un choix de vie et pour les autres c’est l’Horrible Chose,
Unissant en un jour les peurs angoissantes et les psychoses
Qui, dans la surenchère gagnera en métamorphose,
Cherchant le bouc émissaire parmi le groupe,pour lui endosser tous les
Tords..
La folie humaine se révèle parfois sans raison apparente,
Dans le désert le soleil lumineux fait jaillir des yeux des cascades de larme géantes
De la Dame angoissée qui ne distingue plus les côtes et les pentes
Attitude suicidaire fait-elle sans regret ni
Remords.
L'imprévisible aventure fait éclater les rêves,
Des Insouciants touristes attristés par celle qui a perdu sa sève
Et son souteneur Marche ou crève ..
Les Gorges de Toudra remplies par des foules en folie battant tous les
Records.
L'amitié tissée dans le groupe se voulait à la vie à la mort
Et l'amour entre les Hommes était leur devise et leur ressort
L’épreuve du terrain est implacable et ne ménage ni les âmes ni les corps
La haine est rejaillie dans ses yeux à croire qu’on lui a jeté un sort
L’invisible peut apparaître dans les ténèbres obscures de celle que j’ai prise pour ma Sœur.
Yahya 30 Mai.

A mon Ami Hmida
Là-bas, où les anciens amis meurent
Où les amitiés d’antan sont omises ;
Seuls les rêve d’enfants pauvres demeurent
Ceux qui refusent le slogan : « chacun sa mise ».
Ici, où les faux amis effleurent
Le pouvoir et les palais de vautours ;
Seuls les intérêts demeurent
Entre notables de la noble cour.
Ailleurs où tous les hommes pleurent,
La perte d’une amitié qu’on a cru de toujours.
L’ami Hmida demeure
Nuit et jour....
yahya-1998
| Là où la diplomatie a échoué, il reste la femme. | |
| [Proverbe arabe |
A travers la montagne des gentillesses,
Écartant les genêts, épineux dans les clairières.
Et cherchant le sentier perdu par l’aventurière
L'oubli de tout pour un instant de noblesse.
Insouciante, cheveux flottants, yeux au vent,
Appareil armé, prête à immortaliser des plantes singulières,
Ou à décortiquer les fossiles du Lias bien dissimulés dans les pierres
Tu n’as d’égal que les Oasis de Merzouga Domaine de Chakib Le Savant..
Et quand tu t’es étalée dans le pickup le souffle coupé,
Tes cheveux de feu raniment des brasiers dans les cœurs et la flamme ne s’éteint,
Et que dire de ton visage au sourire mystérieux semblant être si près et si lointain..
Alors l’extase se saisit de ton corps et de ton esprit et de Rien tu ne semble être préocuppée
Tu figes le temps à cet instant et tu effaces le passé et tout ce qui était avant.
Rien ne t’affecte ni le soleil ni le vent juste à savourer ce moment et le suivant..
Yahya 28/05/08
Les mots en tous lieux se ressemblent ;
le silence en tout temps retentit;
Les maux fusionnent dans un étrange ensemble;
La joie se fige en images ralenties;
La visiteuse de nuit , en tous instants se fait singulière;
En tous alexandrins elle ressuscite le mort;
Le cri de l'Étang réclame sa Nourricière;
Pour assouvir sa soiffe et calmer ses remords;
Sa voix résonne partout. Je ne pourrais la retenir
Pour moi seul et pourtant je ne saurais m'abstenir
Je puis retenir son âme vagabonde.
Prisonnière de mes rêves je suis son geôlier,
Que peut faire contre l'amour de sa maîtresse l'écolier.
Entre Ombre et Lumière Elle tend son coeur au Monde
Nihi for Sea RN Le 18/08/07
L’Arme du Temps.
Corps sans défense marqué au fer rouge
Assez délaissé à l'heure des regrets,
Enseveli dans l’étang où rien ne bouge
Guettant l’arrivée des déferlantes et du Mascaret.
L’arme du temps remue la plaie de son coeur
Son âme broyée par mille naufrages,
Réincarnée mille fois et bien davantage
Dressant vers le ciel son corps en fureur.
La Reine de l’Etang solitaire cessa ses pleurs
Sécha ses larmes asséchant lacs, étangs et océans
Le temps s’immobilise sur ses cils et sur yeux séants
La métamorphose ressuscita son âme et ranima son coeur
Au milieu des bois jaillit son amant
Réveillé par le bruissement des ailes diaphanes
Se débarrassant de sa torpeur hors du temps profane
Ranimant les souvenirs ancrés dans l’Etang.
L’arme du crime n’est pas le Temps
Ce n’est pas non plus l’oubli des soirs
Ni les rêves des arômes exotiques des encensoirs
L’arme du temps est simplement l’Amour de l’Etang.
Nihilisteo juin2007
http://www.mespoemes.net/nihilisteo/


<!--[endif]-->
Il vient lentement à la naissance,
De peur de bousculer ses parents
Il arrive par césarienne sans souffrance!
Pour éviter le traumatisme apparent,
Des accouchements sans lendemain.
Le voilà le petit ange né dans la soirée,
En bonne forme comme prévu,
Ses parents stressés mais d’humeur moirée ;
Comment serait-il autrement quand ils l’ont vu.
Avec son sourire angélique, tendant haut ses mains
Comme un oiseau qui atterrit sur la branche,
Gazouillant dans le matin ;
Donnant à ses parents une revanche,
En fleurant leur jardin ;
Il entre dans leur jeune famille.
Mon Bonheur fût total en leur milieu
De les voir prendre confiance ;
A cet instant et en ce lieu
Et de partager avec eux cette naissance
De Mohammed après une petite charmille.
Hésitation entre mon prénom,
Et celui choisi à l’avance,
Choix auquel j’ai répondu non,
Respectant les règles de l’ascendance
Sans pour autant gâcher l’ambiance.
YAHYA AOUT 2006