NIHI/LA SAUVAGEONNE DES CRETES.
21/06/2008 16:06 par nihi
ILLUSIONS.

Je n'ai vu ni Bonifacio un soir à sa grotte,
Ni Sartène, ni Ajaccio : pourtant dans ma tête, des images trottent !
Eclairées de tes lèvres ouvertes,
En Corse tu y étais en vacances et dans l’île couverte,
Je t'ai imaginée gambader sur les crêtes,
De plumes vêtue en route vers le grand saut, tu étais prête.
A sauter dans le vide pour rejoindre le soleil
A fin de l’éteindre et le remplacer par ta lumière vermeille.
Pour régner seule sur ses sublimes paysages,
Chassant d’un souffle de l’horizon les rares nuages.
Sous tes ailes diaphanes je vais m’asseoir :
Pour mieux jouir encore de la fraîcheur du soir,
Pour ne sentir que les battements de tes voiles
Me dévoilant en plein jours mille étoiles,
A Bavella je serai ce mystique rêveur ;
Sur la falaise implorant ton cœur !
Je t'aime, ô ma sauvageonne des crêtes, Fée unique :
Tes rêves sur la falaise n’étaient pas du domaine fantastique.
Nous étions bien là, deux à méditer sur la corniche
A communier avec les marins jusque dans leur péniche.
Je t'aime, ô mon indomptable féline :
Ton corps répand le mystère de ton âme sibylline !
Quel homme n'a pas, par une surprise rencontre,
Connu l'envoûtement de ton sourire en vers ou contre
Hypnotisé, dérouté et perdu par tes regards,
Aux yeux de braises, des éclairs par lesquels les esprits s’égarent !
Et quel être pourrait oublier, ô ma Sauvageonne,
Ce parfum de dunes qui se dégage de ton trône.
Au souvenirs d’Afrique Djibouti t’appelle souvent,
Pour te rappeler ton enfance d’Orient
Sauvageonne des îles et des déserts
Combien de cœurs dans ton royaume errent ?
Quel égaré, gravissant ta superbe falaise,
Ne s’est écorchée l’âme d’abord pour enfin vivre d'aise.

L'obscurité de la nuit est ma compagne fidèle
Irréconciliable au sommeil je vis la nuit;
En noir je m’habille; triste et joyeux à vivre avec et sans elle,
Angoissante jamais joyeuse; elle respire l’Ennui.
Mon âme est condamnée à errer dans le noir; mon âme se noie
Mes voyages sans fin et sans but ne me feront jamais connaître la joie ;
Je lutte contre des fantômes funèbres;
Surgissant de mon passé englouti dans les ténèbres.
Quel Amour resterait-il à l'esprit possessif d'une femme se voulant dominatrice
Pathologie jalouse suspicion maladive accélérant l'échéance mortelle
Les envols d'antan sont cloués au sol ; les pigeons voyageurs privés d'ailes
Je me livre à la nuit sans compromis sans songer à panser mes cicatrices.
Chaque nuit je pousse les limites de mes zones d’ombre
Cherchant la bonne dose que je mettrai dans ma fiole
Pour mettre fin à mon corps inhumain métamorphisé en bestiole
Seule La Visiteuse De Nuit vient éclairer mes chemins sombres.
Nihi-triste-au-nez. 20/06/08

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L'eau glacée s'épanche sur mon corps
Au fond de moi je suis entré; sans lien dehors
Le voyage intérieur dans mes entrailles, me plonge dans une torpeur
Souffle coupé respiration arrêtée ; Dame en stupeur !
Je suis l’agnostique en invocation sans aucun doute,
La cascade de Dramechalle me remet sur la route,
Pour un instant, la prière m’envahit dans l’aquatique autel,
Et qui me transcende au dessus des mortels;
D'une sublime onde mes yeux savourent des images de rêve
Ebloui du défilé des Anges qui me sourient et pour moi se lèvent !
Une pensée pour ma Muse vient pour un instant tout renverser ;
Le verbe me manque pourtant pour fixer ce frisson qui tarde à passer;
Les bruits angoissants de dehors stoppent ma prière;
Le visage figé de la Stressée m’apparaît en forme de pierre.
Ma respiration reprend et mon cœur ressuscité retrouve son pouls.
Mon voyage Zen est perturbé et ma sérénité prend un coup.
Ô cascade divine je te promets de ne plus réitérer pareille aventure
Ma prochaine visite je saurai choisir mes compagnons pour ta pointure
Et nous prierons dans tes grottes en silence et sans paroles,
Nous âmes s’uniront et vers le ciel prendront leur envol
Fervent Pieux, Cheveux De Feu, Le Sage, Jilala et Autre !
Comme La Visiteuse De Nuit qui pourrait bien être des nôtres.
Bienvenue à vous = Mrahba bicoum
Il ne faut pas tant regarder ce que l'on mange que celui avec lequel on mange.
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Mrahba bicoume chez nous dit-elle et elle insiste : venez, venez
Chez nous c’est modeste mais vous êtes chez vous et pas en terre inconnue.
Partageons ce repas simplement dans ce décore entre les montagnes nous sommes cernés,
Et qu'entre les peuples la paix s’installe et dans leur cœur les haines s'atténuent.
Quelle est généreuse, Jamila la musulmane ; pour nous elle dévoile ses cheveux
Signe d’un immense respect pour nous, elle se livre à nous toute entière corps et âme,
Une telle communion comme celle là tous les instants j’en veux
Au Maroc parfois je cherche en vain les hommes et finalement je trouve des Femmes.
Jamila et sa Maman Mâazouza au sort peut être triste.
Veuve et orpheline elles vivent pour les autres
Dans leur cœur l’Amour continue et subsiste
Je suis submergé par cet accueil sublime des deux apôtres.
Le couscous préparé affectueusement est offert aux invités venus de France
Sans les connaître Jamila s’est donnée sans compter, c’est là le sens du Sacré,
Je mange des yeux alors que mon corps et mon âme entrent en transe
Merci Jamila pour nous avoir offert ce souvenir; dans nos cœur il est ancré.
. 
Nihi Juin 2008
Un frisson froid secoue mon cou et mon dos ;
Mon dos et mon cou tremblent ; mon corps se fige,
Le froid de la nuit alourdit ses fardeaux ;
Sur mes paupières réfractaires à ses vertiges !
Les vertiges de la nuit emportent dans le silence
Mes rêves et mes espoirs d’antan ;
Un silence lent étouffe mes mots en transe ;
Le verbe se brouille se perd dans l’espace et le temps
Le temps s’écroule sous le poids de ses fardeaux
Le trou noir s’installe et envahit mon corps et mon âme
Une âme froissée dans un corps périmé en sanglots,
Ame amnésiée de tout souvenirs joyeux brûlée par les flammes.
Un souffle me frôle les joues ; deux lèvres m’embrassent ;
Un sourire angélique vient réchauffer mon corps et mon coeur
La visiteuse De La Nuit tend ses bras autour de mon corps et on s’entrelace,
Ses mots frémissent sous les draps glacés ; je les entends avec langueur.
Les impalpables mots de la Visiteuse éclairent ma nuit avec des rais radieux.
Ma mémoire retrouvée, le trou noir se courbe et le temps se dilate.
Le froid nocturne disparaît dans les cieux par la grâce de Dieu
La Déesse de LA Nuit vibre en moi, la chaleur gagne mes joues écarlates.
Agdal, veille sur ma maison natale au creux de ta montagne
Berce là des chants de mon enfance écrits par le Kalam de roseaux,
Chants berbères gravés dans la pierre aux images de Pays de Cocagne
Chants mélodieux et berceuses soufflées par Grand-mère dans mon tendre berceau.
Ö mon village n’oublie pas mon petit frère enterré dans tes entrailles souillées par les eaux.
De toi je retiens les contes des monstres affamés.
Que mes tantes me contaient dans le noir et le froid;
Dors petit avant la fin de l’histoire si non l’Ogre vient te réclamer,
terrifié j’entends encore les grincements des crochets de la porte
Qui me maintenaient tard éveillé secoué par des pas sur le toit.
Agdal reconnais que je te suis fidèle, pour toi, ma mémoire n’est pas encore morte
Cinquante six ans déjà depuis que tu m’as recueilli souviens-toi.
Tu as su remplacer mon père enlevé par l’armée française je n’étais pas encore dans la cohorte
Les droits de l’Homme dit-on son nés en France et y sont érigés en loi
Adaptée selon les circonstances de la France telle est sa profession de foi.
Mais toi mon village tu n’as pas su résister aux chants des sirènes,
Tu as renié ton passé simple austère mais très fier
Te voilà moderne connecté au futur oubliant Hier
Mémoire formatée de tes jeunes qui ne savent plus parler le berbère
Je te pardonne tout je te prie de veiller sur mon frère
Je t’ai consacré une journée mais elle vaut une vie entière
Agdal prend soin de Youssef II sans oublier le premier que tu as dans ton cimetière
Je le pleure encore et ne comprends pas comment une rougeole a pu le mettre en bière.
Yahya 11 juin 2008
Confiance Flouée
Une invitation pour Berkane
Un voyage au Maroc en catimini
J’emmène mes meilleurs amis
Je me découvre en bonnet d’âne.
Mixage entre Homme et splendides décors
Immortalisons chaque instant ensemble
Du moins je le croyais avant la surrection des morts
Ma peau et ma chaire se figent encore et tremblent.
Chaque image, chaque rencontre du Maroc profond
Je la croyais un présent à offrir et à faire connaître
Loin des villes, du stress quotidien et des bas fonds
C’est dire le naïf en moi que je me forçais de méconnaître
Une seule a empoisonné mon pèlerinage avec ses dérapages
Et a failli masquer le sublime voyage
Je n’en veux plus de ses amitiés et de ses témoignages
Pour lui tout excuser en nom de son âge
Faudra-t il gommer le passé
Et ne rien lui laisser passer
Ou tenir compte du paysage
Doit-t on tout pardonner comme le suggère Chakib le Sage?
Pour moi ce sera non tel est mon ultime message.
Citation nihilsteonienne : On ne joue pas avec l'amitié au gré de ses humeurs
Nihilisteo déprimé 10/06/08
Je songe aux lumières reflétées par ton tendre cœur,
Aux reflets de ton âme qui jaillissent des sombres profondeurs.
Je songe à ton amour fragile débordant de mille couleurs
Eclairant ton corps meurtri mais résistant à toutes les douleurs.
Je songe à tes vers tissés d’images rythmées de mots tout en douceur
Où la rime se met avec tes ailes diaphanes en résonance faisant valser le danseur.
Ta poésie; sombre-lumineuse ; dense-impalpable brodent des vers hypnotiseurs,
De la prose de toute saison ensorcelant les secondes les minutes et les heures
Je songe à tes alexandrins volants dans les cieux sans césures aux syllabes majeurs
Je songe à ton corps frêle frémissant et refusant toutes les lois de pesanteur.
JE SONGE....ET JE SONGE ENCORE