La Révolution des Tortues
06/07/2008 18:22 par NIHI
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Sous les chaleurs torrides de Sebou
dorment. - c'est la sieste. - Les tortues
Se faufilent quelques serpents aux tête têtues
S'allongent des singes, dans un bain de boue.
Les muezzins ont appelé à la mosquée ;
Et les rues se vident de leurs âmes,
Les gamins de rue préparent leurs armes
A l'affût des touristes perdus cherchant un quai.
Sur les pistes poussiéreuses gisent des lézards
Des moustiques piquent les porteuses d'eau,
Le soleil brûlent leurs têtes et leurs dos
Et les tortues en sommeil excellent dans leur art.
A Fez, le palais royal domine la ville,
Le fleuve détourné pour la piscine royale,
Le peuple indifférent somnole et on le dit loyal,
Les tortues se réveillent et se mettent en file.
Au Maroc les tortues ne sont plus torturées
De la monarchie elles se sont débarrassées
Restent encore les hommes hésitants et embarrassés
Demain la révolte reptilienne leur sera facturées.
'Grain de poussière Inutile , Vraiment!!
Avec ta permission chère Chamane
Le poème et sa lecture inutiles
Dans ce monde à l'âme otée
En course vers la frénésie des villes
Dépourvues de toutes formes de beauté.
La toile et son exposition vaine
Dans ce marché aux bestiaux
Les coeurs saignés jusqu'aux veines
Matérialistes sans goût du beau.
Il n'est plus, hommes disparus, d'inique sens
Entre un corps sans âme et une raison oubliée,
Et la pensée cynique des "loyales concurrences"
Homme robot aux inspirations déniées.
Le village global se veut moderne
Les modes se suivent et se ressemblent
Les âmes se dénaturent et les sens en berne
Demain le grain de poussière viendra unir l'ensemble.
nihi le 11/01/2004
Sensualité frémissante
N'écoute pas trop ton corps qui se lamente
Pour un oui ou pour un non ;
Ecoute ton âme qui se frotte au fanon
Dans la bouche de la baleine en restant amante.
Plonge dans les abysses de ton corps,
Lisse ta peau et mousse tes lèvres,
Ecoute les battements résonnant dans le décor,
Du cœur frénétique taillé par un orfèvre.
Viens vers moi sentir mon essence
Caresser mon crâne chauve inassouvi
Chatouiller mes muscles en pierre et sans vie,
Réveiller mes sens et mon corps en abstinence.
Viens me dévorer et me croquer à pleines dents
Je couvrirai de baisers ton corps onctueux et sensuel ;
Je réveillerai en toi les frissons ardents.
Je te ferai oublier les ravages du destin cruel.
Vien écrire ton prénom GigIne
Sur mon buste offert à tes seins
Qui te guident avec leurs douces tétines
Sculptant mon prénom Nihi.. enfin.
Nihi 06/09/06
Chellah ! La cité meurt de ses ruines ;
Abandonnées aux lichens et aux mousses sauvages ;
Les cigognes chantent à tue tête masquant de doux ramages ;
Les vestiges Phéniciens mérinides romains se dénaturent sous le cracha de bruine ;
Les touristes réduisent leur visite abrégeant leur parcours ;
Les faux guides excellent dans leur représentation divine ;
D’un site érodé et condamné par les ruisseaux et les ravines,
Les sculptures piétinées, les mosquées et les temples saccagés de leur tours!
Du musée il ne subsiste qu’une vague image creuse,
Le touriste reste sur sa faim et espère une autre visite heureuse
Aux Oudayas ses espoirs partent en fumée..
Chellah n’a pas livré encore toute son histoire et ferme toujours sa porte ;
Tant que le politique ne se réveille pour cette cité et du respect lui apporte
Restent quelques plantes exotiques qui y croient encore répandant leur arum parfumé!
Nihi 28/06/08
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Le monde s’obscurcit sous la brume
Qui se noircit chaque jour davantage,
Poussant la barbarie au sommet de la rage,
Et, nos âmes se consument.
Les fous de Dieu de tout bord,
Montrent leurs crocs à nos portes
Croisade/Djihad ,même langage de mort
Acculant notre âme à faire la morte.
Qu'on tue au nom du Ciel.
De Palestine ou d’Israel
Mettant à mal les religions bafouées
Et corrompant quelques âmes flouées.
Sous le silence général du monde
Tourné vers le profit,
Des beaux principes il fait fis
Vendant son âme au diable immonde
A force de brouiller les cartes
Le monde libre abandonne son sort
Aux fanatiques qui prennent acte
De ce terreau ils prennent leur essor
Les cris d’ici ou de là-bas,
Devraient être plus forts pour sonner leurs glas,
Non au terrorisme et ses bombes qui tonnent
Les peuples libres devraient changer la donne
A quand ce sursaut universel,
Et son éveil fraternel,
A fin que règne la force du Droit,
Condamnant le droit de la force et le chacun pour soi
Une organisation mondiale contre la misère,
Des peuples oubliés dans leurs calvaires..
Si rien ne bouge,
Avec tous ces falots verts noires ou rouges
Envoyant des signaux marqués de sang,
Alors ne nous nous étonnons pas de la décadence,
Qui réduit nos civilisation au grand silence,
Abandonnant nos sort au royaume de la démence.
nihilisteo 20 avril 2004
Comme un écho.
C'est comme l'écho d'une grotte sacrée,
Qu'on entend soudain sans rien crier,
Où le corps s'enivre sans arrêt,
Qu'accepte l'âme sans rien nier.
De ces silences si bruyants,
Que les oreilles n'entendent pas,
Et que le coeur leur emboîte le pas,
Dans le virtuel faux fuyant.
Si je n'ai rien connu de ton corps sinon un grand rêve,
Mais de ton âme je me balade dans tous ses recoins sans trêve;
Le langage que la raison ignore est du domaine de nos deux coeurs,
Des heures durant jusque tard dans la nuit,
Nous nous consumons et nous nous consommons sans ennuis
nous nous partageons entre passions et bonheur.
LES FOUGÈRES DE BAVELLA.
Le nez dans les fougères, s'emplit mon corps de toi
Mes mains tremblent, déjà mes yeux perlent de foi
En cet amour qui court autour de BAVELLA
Sur les crêtes sauvages, où tu ne m'attends pas.
Un serpent de brume chahuté par le vent
Monte du vide, traînant un souffle indolent
Les roches au soleil dépoussièrent leur gris
Et tant je t'aime, et tant jubile la vie !
J'écoute le silence escalader les pics
Devinant un mouflon, solitaire des rocs
Le parfum des pins, dans ce décor magnifique
Enivre mon âme, alors que l'écho se moque
Des battements de mon cœur, qui gronde d'émoi.
Le nez dans les fougères, arrachée à tes bras
La muraille rougie par le baiser de Râ
J'égrène le chapelet des heures de bois.
Notre Dame des neiges, immaculée, est là,
Le regard pénétrant, mais pour ceux qui la voient
Un frisson m'envahit, explose sur ma peau
Dieu ! Quelle ferveur, ces dizaines d'ex-voto !
Ici tout est grandiose, et je me sens infime
Une magie descend, en couronnant les cimes
Mon vœu s'envole au ciel, d'un bleu pur et unique
Nous y viendrons tous deux, l'avenir est biblique.
Nous y viendrons tous deux
Rêvons, rêvons un peu
A BAVELLA, le destin
Enfièvrera nos mains.
L'auteur qui se reconnaîtra après son retour ( partie en vacances)
Juillet 2004